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Le questionnement du visage est inéluctable dans la représentation artistique. Spontanément la main trace ou part à la rencontre de : deux yeux, un nez et une bouche. L’existence du visage dans l’œuvre recouvre le reste, devient le seuil, le point de départ du regard, de la rencontre et de la mise à nu.  Or, masquer, ou autrement dit, les « Portraits sans visages » peut être interprété en rapport avec les actualités, et cela rejoint le lien avec la perte, revendiqué chez des artistes qui ont vécu les guerres.

Vivre les événements meurtriers, de loin ou via les réseaux sociaux, ensuite refuser de recevoir ainsi  l’absurdité des conflits où l’identité et l’humanité se perdent. Que peindre ? Quel sens ? Et pourquoi ? La main, si importante, compagne inlassable, œuvrante, celle qui construit et détruit, et qui peut sauver aussi : la main se tend.